Histoire de la Société
de 1929 à nos jours
Mis en ligne le mardi 30 septembre 2003.
C’est en 1929 que la comtesse Jean de Pange, née Broglie, descendante directe de Madame de Staël, décide de fonder une société vouée à l’étude de la vie et des travaux de son aïeule. A cette époque, l’œuvre et la pensée de la femme de lettres la plus importante du début du XIXe siècle sont très méconnues, voire oubliées ou raillées.

Récépissé
Création de la
« Société d’Études Staëliennes »
Madame de Pange réussit à donner vie à cette société dont elle est la première présidente, à y intéresser des professeurs d’université (principalement des comparatistes, français et étrangers), à organiser des réunions à Paris, puis à créer des
Cahiers staëliens sous une première forme extrêmement modeste, publiés par la maison Victor Attinger de Neuchâtel.
L’effort commencé en 1929 est interrompu par la guerre. La Société reprend vie dès 1945 autour de l’énorme travail que veut accomplir Madame de Pange : l’édition critique de
De l’Allemagne avec tous les manuscrits conservés. Cette édition voit le jour entre 1958 et 1960.
En 1962 reparaissent les Cahiers staëliens, sous une nouvelle présentation. Les études s’y font vite de plus en plus nombreuses, de plus en plus riches.
Enfin, Madame de Pange, à la tête de la Société, encourage de toutes ses forces les célébrations du bicentenaire de la naissance de Madame de Staël en 1966. L’image de Madame de Staël sort de l’ombre cette année-là, grâce notamment au premier Colloque de Coppet (Madame de Staël et l’Europe), auquel participent plusieurs grands noms du monde universitaire (Jean Starobinski, Georges Poulet, Roland Mortier, Jean Fabre, etc.).
En 1972,
Victor de Pange succède à sa mère Madame de Pange à la présidence de la Société. Désormais, le
Bulletin vient deux fois par an assurer la liaison entre les membres.
Très vite après le premier colloque apparaît la nécessité d’étendre les recherches sur Madame de Staël à son entourage (Necker, Benjamin Constant, Sismondi, Schlegel, Barante, Bonstetten, Humboldt, etc.) ; le Groupe de Coppet, sa cohésion, son ampleur, sont trop méconnus. Le rôle de l’Angleterre, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Suisse, malgré des efforts anciens, est toujours occulté.
C’est pourquoi le 2e Colloque, en 1974, est consacré au Groupe de Coppet lui-même. A partir de cette date, les colloques et manifestations diverses consacrées en tout ou partie à Madame de Staël se font plus nombreuses en Suisse, aux États-Unis, en Italie, en Allemagne, en Belgique...
A partir de 1977, grâce aux propriétaires du château de Coppet, ont lieu des journées annuelles sur des thèmes très variés.
1980 : 3e Colloque de Coppet. Benjamin Constant, Madame de Staël et le Groupe de Coppet.
En 1985, Simone Balayé succède à Victor de Pange à la présidence de la Société.
1988 : 4e Colloque de Coppet. Le Groupe de Coppet et la Révolution française.
1993 : 5e Colloque de Coppet (Tübingen). Le Groupe de Coppet et l’Europe (1789-1830).
1997 : 6e Colloque de Coppet (Liège). Le Groupe de Coppet et le monde moderne : conceptions, images, débats.
2002 : 7e Colloque de Coppet (Florence). Le Groupe de Coppet et le voyage.
2002 : Le
comte d’Haussonville succède à Simone Balayé à la présidence de la Société.